La Loi de l’Attraction

La loi de l'attraction est une loi impersonnelle et universelle qui s'applique de la même manière que la loi de gravité, sans aucun jugement de valeur ni distinction entre le bien ou le mal.
 
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 Accepter la mort

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Esprit
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Message Sujet: Accepter la mort   Mar 11 Déc - 23:36


Le courage de regarder la mort en face


Nous savons tous que nous allons mourir un jour, mais souvent nous préférons écarter cette évidence. Car il n’est pas facile de se confronter à la mort et au fait de mourir. Des peurs surgissent en nous : peur de l’inconnu, de la douleur ou de pertes qui peuvent survenir. Des questions se posent auxquelles nous n’avons souvent pas de réponses: y a-t-il une vie après la mort ? Y a-t-il une vie avant la naissance? Y a-t-il un au-delà, comme les religions le décrivent? Ou avec la mort, est-ce que tout est fini?

Le fait de mourir fait partie des plus grands mystères et des plus grands enjeux de notre vie. Chacun de nous, tôt ou tard, sera confronté à la mort et doit trouver la façon dont il y fera face. Pour s’orienter sur ce chemin, il y a des balises : nos propres expériences, le dialogue avec d’autres humains, les messages de la foi ou de la connaissance que nous transmettent les artistes, les philosophes, les mystiques, les chercheurs et les fondateurs des religions de tous les temps. Mais personne ne peut se soustraire à faire lui-même les premiers pas sur ce chemin, soit de regarder sa propre vie et de prendre conscience qu’elle aura une fin.
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Message Sujet: Comment gérer la peur de la mort ?   Mer 12 Déc - 0:07


Comment gérer la peur de la mort ?



Si certains parviennent à occulter la mort et s'accommodent  de cette perspective inéluctable, d'autres souffrent d'une peur de mourir pathologique qui paradoxalement les empêche de vivre. Comment l'expliquer et comment gérer cette angoisse ?

"Il n'y a pas un soir où je ne m'endorme avec la peur de ne pas me réveiller, confesse Adrien, 39 ans. Et pas un jour où je ne pense à la façon dont je vais disparaître. Je ne compte pas les crises de panique que je multiplie par période, ou les soirées passées prostré, convaincu que je vais bientot y passer. C'est épuisant, anxiogène et cela me fait perdre un temps considérable, du temps que je pourrais dépenser à profiter de la vie. Mais c'est plus fort que moi, la mort ou plutôt la pensée de ma mortm'accompagne au quotidien ». 

Inhérente et indisociable de la vie, la mort est l'inévitable destin de l'être humain. Si certains d'entre nous parviennent à intégrer cette fatalité sans qu'elle les empêche de jouir de leur existence, d'autres en revanche comme Adrien, souffrent d'une angoisse de mortparfois jusqu'à l’obsession ? Comment l'expliquer et comment y remédier ? 

PENSER A SA PROPRE MORT NE VA DE SOI POUR PERSONNE

Même pour ceux qui s'accomodent à l'idée de mourir un jour, il est difficile de penser à sa propre fin, souligne Franco De Masi, auteur de Penser sa propre mort, paru en 2010 aux éditions Ithaque. Selon Freud, relève-t-il, "nous sommes susceptibles de penser et de nous représenter la mort des autres, même s'il s'agit d'une expérience douloureuse et déconcertante. Nous pouvons craindre la mort d'un proche, l'anticiper et la pressentir avant même qu'elle n'ait lieu, et nous savons que nous aurons à affronter le vide qui s'ensuivra. Mais se préparer au vide qui se rapporte à nous-mêmes ne va pas de soi". Dans ce cas, poursuit l'auteur, "le terme même de "vide" apparaît impropre, car nous ne pouvons pas l'opposer à un "plein". Lorsque nous nous demandons comment nous entendons la mort, nous nous confrontons aux limites mêmes de notre pensée." D'où le nombre important de personnes traversant à un moment ou à un autre de leur existence une phase d'anxiété à l'idée de mourir.

UNE ANGOISSE PATHOLOGIQUE LORSQU'ELLE EST PARALYSANTE

Une angoisse inévitable et inhérente à la mortalité de l'être humain, qui devient toutefois problématique "lorsqu'elle a un effet paralysant", estime Lysiane Panighini, psychopraticienne narrative. "Lorsque cette peur coupe la personne de son élan vital. Lorsqu'elle envahit ses pensées au point de l'empêcher de vaquer à ses occupations quotidiennes ou bien de travailler normalement, qu'elle lui fait avoir des relations difficiles avec ceux qu'elle aime ou qu'elle lui fait transmettre son angoisse à son environnement proche". Dans ces cas là, "la peur de mourir pourrait être associée à la peur de vivre", suggère Lysiane Panighini: "partant du principe que l'on ne peut pas prendre la vie sans prendre la mort puisqu'elle en fait partie, avoir peur de la mort est donc associée à la peur de la vie".

QUAND LA CULPABILITE EST A L'ORIGINE DE L'ANGOISSE DE MORT

Autre explication souvent évoquée en psychanalyse: des voeux inconscients de mort que l'on a pu faire lorsque l'on était enfant à l'encontre d'êtres proches et qui génèrent par la suite une culpabilité tenace. Laquelle se transforme en angoisse morbide, comme s'il était évident de devoir être puni(e). "J'ai longtemps pensé que ma peur était liée au décès de mon grand-père que j'adorais, survenu lorsque j'avais six ans", raconte Adrien. "Mais depuis que j'ai entamé une thérapie pour tenter de me libérer de ce poids, je découvre que les raisons sont probablement plus complexes, et se trouvent plutôt du côté d'un grand sentiment de culpabilité, que j'éprouve depuis toujours. Lorsque j'étais enfant, mon père a du s'absenter durant de longs mois pour son travail et j'en ai souffert. J'ai nourri à son égard un ressentiment que j'ai du mal à me pardonner".  
 
"J'ai personnellement très mal vécu la naissance de ma petite soeur arrivée lorsque j'avais deux ans et demi. J'ai rêvé qu'elle disparaisse pour retrouver cette exclusivité que j'avais avec ma mère, confie pour sa part Anna, 37 ans, "hypocondriaque et terrorisée par l'idée de mourir". "Ma psy pense que bon nombre de mes problèmes trouvent leur source dans cette période de ma vie que je ne me suis jamais pardonnée".

SE POSER LA QUESTION DU SENS QUE L'ON VEUT DONNER A NOTRE VIE

D'une manière générale, chercher la cause et tenter de comprendre ce qui provoque cette anxiété peut certes aider et rassurer mais ne fait pas pour autant disparaître le symptôme, prévient Lysiane Panighini. "En tant que thérapeute, je propose plutôt de se poser les questions suivantes: Quel est le sens de ma vie? Quelle est ma place dans la vie? Quelles sont mes différentes identités? Quelles valeurs me portent? Qu'est ce qui est important pour moi? Qu'est ce que je transmets, mais aussi qu'est ce qu'on m'a transmis que je transmettrai à mon tour? »  

L'objectif de cette réflexion menée lors des séances étant "la prise de conscience de ce à "quoi on sert" dans la vie, d'un point de vue existentiel." Voire d'accepter l'idée que notre immortalité réside dans cette transmission, dans ce lien que l'on crée avec nos proches et notre entourage. 

ETRE EN ACCORD AVEC SOI-MEME ET LES AUTRES POUR APPREHENDER SEREINEMENT LA MORT

Un travail qui peut aider à accepter la perspective de sa propre mort, a pu constater Lysiane Panighini lors de l'accompagnement de malades en fin de vie: "c'est souvent la sensation d'inachevé, ou l'impression de trahir ses proches en les quittant qui empêche de mourir en paix. Lorsque tout est remis en lien, lorsque tout est réunifié, que tout a été dit, alors la boucle peut se boucler ».  

Et d'une certaine manière aider ceux qui restent à aborder leur "finitude" plus sereinement : "J'ai toujours été terrifiée à l'idée de disparaître, se souvient Carole, 37 ans. Et puis j'ai accompagné mon père malade d'un cancer jusqu'à la fin. Je l'ai vu s'éteindre entouré de ses enfants et de ma mère, sans qu'il subsiste le moindre non-dit entre nous. Je ne pensais pas que cela soit possible mais je crois qu'il a rendu l'âme serein et apaisé. Depuis, je m'emploie à cela, à être du côté de la vie plutôt que de la mort et à faire en sorte de ne pas avoir de regrets le moment venu".
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Message Sujet: Accepter le temps du deuil   Mer 12 Déc - 0:18


Accepter le temps du deuil


« Faire son deuil »… L’expression, que l’on entend comme une invitation à « passer à autre chose », en dit beaucoup sur le double tabou que représentent aujourd’hui la mort et le chagrin dans notre société. Or, nous dit la psychanalyse, ce travail est un processus long et complexe. Et essentiel pour redire oui à la vie.

Pendant de longues semaines, Muriel, 36 ans, s’est levée la nuit pour pleurer dans la salle de bains, le visage écrasé dans une serviette-éponge afin d’étouffer ses sanglots. « Je ne voulais pas peser sur mon mari, ni inquiéter ma petite fille de 7 ans, qui elle aussi a eu beaucoup de peine à la mort de son oncle », confie-t-elle. Muriel a perdu son frère aîné adoré il y a deux ans, dans un accident de voiture. Pendant huit mois, elle a pris sur elle pour ne pas se laisser envahir par le chagrin et, surtout, pour masquer aux autres sa douleur. Elle poursuit : « Peu de temps après le décès, mon chef de service, plein de bonne volonté, m’a dit : “N’hésitez pas à prendre quelques jours de congés, c’est très important de faire son deuil.” Là, j’ai senti le gouffre qui sépare ceux qui ont perdu un être cher des autres. Le chagrin ne se soigne pas comme une grippe, faire son deuil en dix jours, cela n’a pas de sens ! » Ce n’est pas un hasard si les mots « faire son deuil » sont mal vécus par la plupart des endeuillés. « C’est une expression ambivalente, observe Christophe Fauré auteur de Vivre le deuil au jour le jour (Albin Michel, 2004), et fondateur et animateur d’un site Internet remarquable : traverserledeuil.com, car, en même temps qu’elle reconnaît la perte, donc la douleur, elle invite à oublier. » Pour le psychiatre, « faire son deuil » impliquerait que l’on se débarrasse rapidement de son chagrin afin de ne plus encombrer les autres.

Cette formule « s’est substituée à l’expression de Freud : “Le travail du deuil”, rappelle la psychanalyste Marie Frédérique Bacqué, professeure de psychopathologie et présidente de la Société de thanatologie (mort-thanatologie-france.com), auteure du Deuil à vivre (Odile Jacob, 2000), remplacement lié, dans notre société, à la tentative permanente de refoulement. Dans notre culture de plaisir, de productivité et de contrôle, l’endeuillé, comme le malade, dérange, car il rappelle violemment ce que chacun voudrait oublier : la mort. » Or, pour revenir à la vie, « il faut aller à travers le chagrin, avancer dans son deuil et l’intégrer, affirme la psychanalyste. Cela demande dans un premier temps de lâcher le refus, la maîtrise, afin de pouvoir vivre ses émotions et la réalité de la perte ».

Entre la vie et la mort

Freud, dans son article « Deuil et mélancolie » (in Métapsychologie de Sigmund Freud - Gallimard, “Folio essais”, 1985), présente l’atténuation progressive de la douleur due à la perte d’un être cher comme l’aboutissement d’un long processus intérieur. Lequel peut être plus ou moins long et douloureux suivant le sujet. Selon lui, après le choc de la perte et les diverses émotions qui s’ensuivent ( toutes marquées par le manque d’intérêt pour le monde extérieur et par la perte de la capacité d’aimer et d’agir), le psychisme de l’endeuillé finit par se trouver comme à la croisée des chemins. Son moi va-t-il suivre le destin de « l’objet » perdu dans la mort, ou bien va-t-il rompre le lien en se réinvestissant dans la vie ?

Plus l’être disparu – mais il peut aussi s’agir d’un idéal politique ou d’une profession – nous constitue, plus sa disparition est vécue comme une atteinte vitale, et plus le fil qui nous relie à la vie est ténu. En témoigne Marie-Andrée, 46 ans, qui, il y a douze ans, a perdu son bébé de 3 mois : « Le jour de l’enterrement, j’ai senti physiquement que quelque chose était aspiré hors de mon ventre et le suivait dans la tombe. Pendant des mois, j’ai vécu comme un zombie, je n’étais plus dans la vie. » Tout le travail du deuil va alors consister à desceller son destin de celui du disparu, en élaborant un nouveau lien avec lui. « Traverser ce moment pour revenir à la vie n’est pas abandonner ou oublier l’être que l’on a perdu, explique Marie- Frédérique Bacqué. C’est lui donner une nouvelle place en soi, une place qui ne nous empêche plus de vivre, d’aimer et d’agir. »

Un cheminement qui prend du temps

La psychanalyste insiste sur la lenteur et sur la complexité de ce processus : « Le travail du deuil est incompressible, on ne peut ni l’accélérer ni sauter des étapes. Il ne connaît pas le temps, il a ses tours et ses détours, ses haltes, on ne peut que se rendre disponible pour ne pas entraver ses mouvements. » Se rendre disponible, c’est-à-dire vivre sans freins ce que l’on ressent. Baptiste, 32 ans, avait 17 ans lorsqu’il a perdu son père, « mort d’une crise cardiaque à 44 ans. C’était un bon vivant et un gros fumeur, je lui en ai voulu terriblement de ne pas avoir eu la force d’arrêter. Pendant des mois, comme pour me venger, et dans un accès d’autodestruction, j’ai fumé presque deux paquets de cigarettes par jour. Puis j’ai cessé d’un coup, ma colère était retombée, et le chagrin m’a envahi brutalement ».

Les spécialistes sont unanimes : chaque cas est singulier, chacun traverse le deuil à son rythme et à sa façon. « À certains moments, la personne se croit tirée d’affaire, puis elle rechute et panique de se sentir reprise par un chagrin intense. C’est normal, le cheminement n’est ni rationnel ni linéaire, rassure Christophe Fauré. Il faut du temps pour accepter, pour exprimer toute la palette de ses émotions, puis pour tisser un nouveau lien avec le disparu et enfin pour réinvestir sa vie. » Marie-Edmée Cornille est coordinatrice bénévole au sein de l’association “Vivre son deuil” d’Île-de-France, elle mène principalement des entretiens téléphoniques avec des personnes en deuil. « Outre le besoin de parler encore et encore de l’être que l’on constant depuis des années, c’est la fréquence de la question : “Suis-je normal ou suis-je dépressif ?” On se rend compte alors combien, en plus de leur douleur, les gens méconnaissent ce qu’est un deuil, les émotions qu’il fait jaillir, les comportements et les besoins qu’il induit. C’est pourquoi, outre l’écoute, notre rôle est aussi de donner des repères, de manière que la peur de l’anormalité ne vienne pas faire obstacle au travail intérieur. »
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Message Sujet: Deuil d’un nouveau-né, comment le surmonter ?   Mer 12 Déc - 0:38


Deuil d’un nouveau-né, comment le surmonter ?



Perdre son petit enfant est un événement terrible. Tellement terrible qu’il semble impossible de s’en remettre. Et il est vrai qu’après cela, rien ne sera plus jamais comme avant. Pourtant, la vie doit continuer et il faut savoir que notre esprit, tout comme notre corps possède des capacités de réparation émotionnelles. Alors comment activer ces capacités pour que le tunnel inévitable ne soit pas sans fin ?

Faire son deuil, est-ce que c’est vraiment possible ?

Tout dépend ce que l’on entend par « Faire son deuil ». Bien des personnes vous diront qu’il est impossible de faire son deuil, car on ne peut pas oublier un enfant décédé. Et d’ailleurs quand bien même se serait possible, on ne veut surtout pas l’oublier. Et ils ont raison. Une déchirure s’est produite dans l’existence et l’on vit ensuite avec. A jamais.

Faire son deuil, si tant est que cela soit possible, ce n’est donc pas oublier, c’est apprendre à vivre avec. Et pouvoir vivre sa vie malgré la mort de cet enfant. Ainsi Alice explique qu’un beau jour, elle s’est sentie heureuse de voir la pluie tomber. « C’est un sentiment que j’avais oublié depuis la mort de mon fils de 3 jours. Me sentir heureuse. » Et j’ai su que j’avais passé un cap. Même si je ne l’oublierai jamais.

Accepter ce que l’on ressent lors du deuil de son enfant. La mort d’un enfant est un traumatisme pour son entourage et bien sûr en particulier pour ses parents. Ils passent par des sentiments violents d’abattement, de colère, de culpabilité, de désespoir, de jalousie envers d’autres parents, de rancœur envers l’entourage… Il ne faut pas chercher à repousser ces émotions, mais les accueillir, les accepter. Quand on les repousse, en tentant par exemple de faire croire que tout va bien malgré tout, ces émotions forment des abcès qui auront besoin d’être crevés un jour ou l’autre. Alors, autant laisser sortir les émotions, car leur rôle est de drainer la peine. Et le plus tôt est le mieux. Accepter qu’il faille du temps à surmonter le deuil de son enfant. Une plaie très profonde ne peut cicatriser en un jour. Le traumatisme d’un deuil est une plaie psychique. Notre psychisme cicatrise, et pour cela, il a besoin de temps. Il restera forcément une cicatrice. Autrefois, un deuil durait un an, pendant lequel on portait des vêtements noirs de deuil. C’était un signe très soutenant pour beaucoup de personnes endeuillées, car il rappelait à l’entourage ce que ces personnes vivaient, même sans avoir besoin d’en parler. Même si la tenue de deuil ne se fait plus, ce temps de deuil, lui est toujours nécessaire. Attention, même s’il faut du temps, la cicatrisation n’a rien de linéaire. Après le deuil d’un enfant, on ne peut pas dire que tout va de mieux en mieux petit à petit. Un moment de grâce où la vie est là et où le sourire revient peut surgir, mais une vague de tristesse violente peut revenir. La souffrance est comme les vagues et non comme une force mécanique qui s’épuiserait progressivement et régulièrement. Ne pas alimenter les émotions négatives pendant que l’on traverse la période du deuil. Dans les périodes suivant un traumatisme, les pensées, les émotions douloureuses vous assaillent. Elles sont normales et elles doivent être respectées, et non alimentées. Cela signifie, autant que c’est possible (et c’est impossible au début), qu’il faut s’entraîner à détourner les pensées des ruminations néfastes. Ne pas alimenter la culpabilité, la colère, la jalousie, la tristesse, mais chercher à ouvrir son cœur. Quand on a perdu un enfant, si l’on est triste, c’est que l’on porte un poids terrible, celui de l’amour que l’on ne peut plus donner à cet enfant. Et le poids de cet amour est écrasant. Ce serait dommage de le transformer en négatif, il vaut mieux l’accueillir. Réaliser que si l’on souffre c’est que l’on est un être aimant. Et choisir de rester un être aimant. Se faire aider à faire son deuil, c’est important. Claudine a perdu un enfant il y a 7 ans. C’est seulement maintenant qu’elle se rend à des réunions de parents ayant vécu la même situation. « C’est seulement là que j’ai senti que j’étais comprise. Je me suis sentie accueillie. Enfin, je ne me sentais plus anormale. Tout ce que j’ai ressenti, nous le partagions. C’est dommage que je ne les aie pas connus plus tôt, cela m’aurait beaucoup aidé à ne pas faire une dépression si profonde… » Il existe aussi des forums sur Internet pouvant être source d’une aide et d’un partage importants. Si Claudine s’est rendue à cette réunion, c’est qu’elle a consulté un psy, Christophe Fauré, après avoir lu son livre « Vivre le deuil au jour le jour »… Un soutien psychologique peut se révéler précieux, non parce qu’un deuil déclenche une maladie mentale, mais parce qu’il entraîne une souffrance terrible. Et le travail des psys est de soulager la souffrance. En couple parvenir à rester indulgent pour l’autre. Chacun ressentant différemment ses émotions et s’exprimant aussi différemment, un deuil peut rapprocher… ou éloigner les deux parents. On peut avoir l’impression que l’on souffre davantage parce que l’autre parle moins par exemple. C’est dommage, car chacun réagit comme il le peut. Et puis, la sexualité est souvent très atteinte lors du deuil d’un enfant. C’est parfois comme si l’élan sexuel s’éteignait. Comme si notre corps se disait : « A quoi bon faire l’amour si c’est pour faire un enfant et que cela se termine ainsi ? » Alors, il faut de la patience et parfois ici aussi l’aide d’un psy pour avancer. Penser aux autres enfants qui traversent le deuil avec vous. On peut se sentir très seul dans sa souffrance, même en couple, même en famille. Il est important de chercher à rester ouvert aux autres, sa femme ou son mari, ses enfants. Car eux aussi souffrent. Et les enfants ne savent pas toujours comment réagir. Ils ont besoin de davantage d’aide encore, car ils ne sont pas mâtures. Il ne faut surtout jamais hésiter à les emmener voir un psy… à condition que le lien s’établisse. Mettre en place des rituels.

Une prière du soir avant de dormir pour adresser quelques mots à cet enfant qui est parti. Allumer une bougie à date fixe. Parler de ce tout petit chaque jour de Noël, juste pour demander une minute et penser à lui. Planter un arbre. Faire un don à une œuvre humanitaire pour lui. Ou un tout autre rituel. Il s’agit de savoir qu’il a sa place dans notre histoire et que personne ne pourra la lui enlever. Pour cela il est aussi possible d’avoir une photo, un objet qui rappelle son existence, qui montre qu’il reste présent pour toujours dans notre cœur.

Que dire à quelqu’un qui a perdu un enfant ?

Il n’existe aucune parole magique. Le plus important est de dire simplement la vérité, par exemple : « Ce que tu viens de vivre, c’est horrible. Je ne sais pas si je peux faire quelque chose pour toi. Mais sache que si tu as besoin de moi, à tout moment, je serai là pour toi… »

Faire savoir que vous êtes disponible est la meilleure chose que vous pouvez offrir. (source)

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