La Loi de l’Attraction

La loi de l'attraction est une loi impersonnelle et universelle qui s'applique de la même manière que la loi de gravité, sans aucun jugement de valeur ni distinction entre le bien ou le mal.
 
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 Résonance Morphique

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Esprit
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Message Sujet: Résonance Morphique   Jeu 19 Mai - 10:48


Résonance Morphique : La Théorie du 100ème singe



Macaques japonais

« Dans l’univers, chaque atome est relié à tous les autres atomes, à travers la substance (esprit) de l’anti matière. Toute connaissance est potentiellement accessible à chaque atome de l’univers ».


Jean-Emile Charon, physicien et philosophe


Ruppert Sheldrake Champs morphiques et causalité formative

Cette théorie du biologiste Ruppert Sheldrake suggère que la nature des choses dépend de champs – des champs morphiques.

Chaque type de système naturel possède son propre type de champ ; il y a un champ pour l’insuline, un champ pour le hêtre, un champ pour l’hirondelle, etc.

Ces champs façonnent les différents types d’atomes, de molécules, de cristaux, d’organismes vivants, de sociétés, de coutumes et de modes de pensée.

Les champs morphiques, sont connus de la physique.

Ils sont des régions d’influence non matérielles s’étendant dans l’espace et se prolongeant dans le temps.

Quand un système organisé particulier cesse d’exister – lorsqu’un atome est désintégré, qu’un flocon de neige fonds ou qu’un animal meurt – son champ organisateur disparaît du lieu spécifique où existait le système. Mais dans un autre sens, les champs morphiques ne disparaissent pas ce sont des schèmes (des logiciels sans supports) d’influence organisateurs potentiels, susceptibles de se manifester à nouveau, en d’autres temps, en d’autres lieux, partout où et à chaque fois que, les conditions physiques seront appropriées.

Quand c’est le cas, ils renferment une mémoire de leurs existences physiques antérieures.

Le processus par lequel le passé devient présent au sein de champs morphiques est nommé résonance morphique.

La résonance morphique implique la transmission d’influences causales formatives à travers l’espace et le temps.

La mémoire au sein des champs morphiques est cumulative, et c’est la raison pour laquelle toutes sortes de phénomènes deviennent de plus en plus habituels par répétition.

Lorsqu’une telle répétition s’est produite à une échelle astronomique sur des milliards d’années, comme ce fut le cas pour d’innombrables types d’atomes, de molécules et de cristaux, la nature des phénomènes a acquis une qualité habituelle si profonde qu’elle est effectivement immuable, ou apparemment éternelle.

Toutes ces réflexions sont en contraste flagrant avec les théories orthodoxes en vigueur, il n’existe rien de semblable à la résonance morphique, dans le cadre de la physique, de la chimie ou la biologie contemporaines ; les scientifiques ont, en général, tendance à considérer les champs connus de la physique comme gouvernés par des lois naturelles éternelles.

Or, les champs morphiques se manifestent et évoluent dans le temps et l’espace ; ils sont influencés par ce qui s’est réellement produit dans le monde. Les champs morphiques sont envisagés dans un esprit évolutionniste, ce qui n’est pas le cas des champs connus de la physique. Ou tout au moins, ce n’était pas le cas jusqu’à ces derniers temps.

Jusqu’aux années 1960, les physiciens ont cru, pour la plupart, que l’univers était éternel – l’univers, mais aussi les propriétés de la matière et des champs, ainsi que les lois naturelles. Ces éléments avaient toujours été et seraient toujours identiques à eux-mêmes. Mais on considère désormais que l’univers est né à la suite d’une explosion primitive. il y a quelque quinze milliards d’années, et qu’il n’a cessé de croître et d’évoluer depuis lors.

Aujourd’hui, la physique théorique est en pleine effervescence. Des théories relatives aux premiers instants de la création voient le jour. Plusieurs scientifiques avancent des conceptions évolutionnistes de la matière et des champs, d’un type novateur.

Le cosmos apparaît plus comme un organisme en pleine croissance et en pleine évolution que comme une machine éternelle. Dans ce contexte, des habitudes sont sans doute plus naturelles que des lois immuables.

A partir de phénomènes réels mais inexplicables par les paradigmes actuels de la science, il a élaboré une théorie complexe, qui certes, demande une étude approfondie pour être validée, mais qui semble prometteuse, en tout cas « elle semble tenir la route ».

En simplifiant beaucoup :

Le tout est plus que la somme des parties.

Il remet en cause également l’aspect purement mécanique de la biologie au profit d’une causalité formative à la base de la morphogenèse, la biochimie et la génétique n’intervenant qu’à posteriori.

Cette causalité formative s’exprimerait par les champs morphogénétiques.

Les champs morphiques façonneraient les atomes, les molécules, les cristaux, les organelles, les cellules, les tissus, les organes, les organismes, les sociétés, les écosystèmes, le système planétaire, le système solaire, la galaxie etc.

Dans cette complexité croissante, les champs morphogénétiques contiendraient une mémoire inhérente acquise par un processus de résonance morphique, composant la mémoire collective de chaque espèce ( idée émise par l’éminent psychologue suisse Carl Gustav Jung ).

Ainsi, le cerveau, trop petit pour contenir la mémoire, n’est pas un organe de stockage mais un organe de liaison avec la banque de données du champ morphogénétique dans laquelle se mêlent passé, présent et futur. (source)

La théorie dite “du 100ème singe”

Le champ morphogénétique (ou « champ morphique », « résonance morphique » et parfois « champ de forme ») est une expression qui définit un champ hypothétique qui contiendrait de l’énergie sans être constitué de matière (atome, électrons, etc.). Ces champs seraient déterminants dans le comportement des êtres vivants qui hériteraient d’habitudes de l’espèce par « résonance morphique ».
En bref: Sur une île japonnaise un macaque a un beau jour transmis à ses congénères la pratique de laver sa patate dans l’eau du ruisseau… hé oui cela évite d’avoir à avaler ou à cracher la saleté des patates pas lavées ! Phénomène étrange… à partir d’un certain nombre, par exemple 99, quand la pratique s’est étendue au centième singe c’est toute la communauté qui s’est mise à laver ses patates ! plus incroyable encore: les singes des îles avoisinantes eux aussi se sont mis à laver leur patates… alors qu’aucun singe de l’île n’a voyagé ni n’a téléphoné à ses cousins des autres îles…

Le centième singe ou comment va se jouer l’avenir de l’Humanité

Ken Keyes Jr est l’auteur de « The Hundredth Monkey », « Le centième singe », l’histoire vraie d’une fable extraordinaire qui aujourd’hui résonne avec notre destin en tant qu’Humanité.

Une espèce de singe japonais, le macaque japonais ( macaca fuscata ), a été observée à l’état sauvage sur une période de 30 ans.

En 1952, sur l’ile de Koshima, des scientifiques nourissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante.

Une femelle agée de 18 mois, appelée Imo, pensait qu’elle pouvait solutionner le problème en lavant les patates dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère. Leurs compagnes de jeu apprirent aussi cette nouvelle façon de faire et l’enseignèrent aussi à leurs mères.

Cette innovation culturelle fut graduellement adoptée par différents singes devant les yeux des scientifiques. Entre 1952 et 1958, tous les jeunes singes apprirent à laver les patates douces remplies de sable pour les rendre plus agréables au goût. Seuls les singes adultes qui imitèrent leurs enfants apprirent cette amélioration sociale. Les autres singes adultes conservèrent leur habitude de manger des patates douces sales.

À l’autonne de 1958, un certain nombre de singes de Koshima lavaient leurs patates douces – leur nombre exact demeure inconnu. Supposons que lorsque le soleil se leva un matin, il y avait 99 singes sur l’île de Koshima qui avaient appris à laver leurs patates douces. Supposons encore qu’un peu plus tard ce-matin là, un centième singe appris à laver les patates. Alors quelque chose d’étonnant se produisit !

Ce soir-là presque tous les singes de la tribu se mirent à laver leurs patates douces avant de les manger. Un peu comme si l’énergie additionnelle de ce centième singe créa une sorte « de percée scientifique » !

Mais ce n’est pas tout : la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l’habitude de laver les patates douces se transmit de façon inexpliquée et simultanée à des colonies de singes habitant d’autres îles ainsi qu’à la troupe de singes de Takasakiyama sur le continent qui commençèrent aussi à laver leurs patates douces. C’est ainsi que le macaque japonais fut surnommé le « laveur de patates ».

Conscience et masse critique

Cette histoire est remarquable car elle souligne deux points capitaux qu’il nous serait utile de retenir pour notre avenir à court et moyen terme.

Tout d’abord, pour qu’un tel changement soit possible, il ne suffit pas qu’un petit groupe adopte une attitude différente. Il ne s’agit pas ici de la domination exercée par une minorité utilisant la force et la cohercition mais au contraire de l’accession d’un groupe a un niveau de conscience plus élevée. C’est ici la première clé.

Et voici la seconde. Bien que le nombre exact peut varier, ce « Phenomène du Centième Singe » signifie que lorsque seulement un nombre restreint de personnes apprend une nouvelle façon de faire, celle-ci peut devenir partie intégrante de la conscience de toute la communauté.

En effet, à un moment donné, si seulement une personne de plus se met à adopter cette nouvelle prise de conscience, son champ d’action s’étend de telle sorte que cette prise de conscience est adoptée par presque tout le monde !

C’est le miracle des deux clés réunies.

Notre avenir

Il est naturel de penser que pour changer le monde, il faut qu’au moins la moitié de la population plus une personne y consente.

Après tout, nous sommes en démocratie. Mais, et le centième singe est là pour nous le rappeler, les choses ne fonctionnent pas tout à fait ainsi. En vérité, il n’est pas nécessaire que la moitié des gens soit prête.

Ce qui est important, c’est que la nécessité d’un changement fasse l’objet d’une prise de conscience d’un nombre suffisant de personnes.

Aujourd’hui, nous sommes engagés dans une course contre la montre. Certains d’entre nous sont prêts à tout au nom de Dieu, du profit, du pouvoir ou pour conserver leur mode de vie aussi inadapté que gaspilleur, même si cela conduit à la fin du monde.

A l’opposé, d’autres cherchent avec sincérité des solutions valables aux problèmes humains, sociaux, économiques et politiques de notre planète. Ces derniers incarnent une conscience supérieure de ce qu’est la Vie.

A mesure qu’un nombre de plus en plus grand d’entre nous intégrera cette conscience, nous nous rapprocherons de la masse critique. Voilà l’essentiel. C’est une condition que l’humanité peut maîtriser.

Pour cela, nous devons nous rassembler et choisir d’évoluer consciemment, dans la cocréation, vers un nouveau monde. Lorsque cette masse critique sera atteinte, les choses changeront de façon soudaine et irréversible et l’Humanité dans son ensemble basculera dans un nouveau paradigme.

Nous avons largement les moyens, depuis quelques décennies, de mettre fin à toute vie humaine sur Terre. Or la coexistence d’une technologie avancée avec une conscience limitée est un mélange dangereux. Sans une prise de conscience planétaire, tôt ou tard la première croisera la deuxième et ce sera probablement le début de la fin.

Notre avenir est entre nos mains à tous, bien plus que nous ne le pensions. Dans un monde où les trois quarts des habitants sont encore confrontés à des problèmes de survie quotidienne et où presque le quart restant s’accroche à ses acquis et ses intérêts propres, il aurait été illusoire de penser rallier la majorité à une prise de conscience plus vaste en conquérant les âmes une à une. Mais avec « le phénomène du centième singe », cela n’est plus impossible.

Au niveau individuel, c’est la prise de conscience qui est la clé. Au niveau collectif, c’est notre nombre. Entre les deux, la masse critique est la solution. Le reste se fera naturellement. Mais nous n’avons pas tout notre temps. La Terre souffre, les humains souffrent et d’autres sont prêts à utiliser notre technologie mortelle pour asseoir définitivement leur domination.

Notes

1) Ce livre est libre de droits d’auteur (copyrights) et le matériel peut être reproduit en tout ou en partie.
2) A ne pas confondre donc avec la minorité d’hommes qui dirigent la Terre. Même s’ils étaient dix fois plus nombreux, personne ne les suivrait s’ils renonçaient à la force armée et économique.
3) Il est aisé d’observer le « phénomène du centième singe » car les exemples abondent autour de nous. Quelques exemples : L’Internet, avec la mise en réseau d’ordinateurs, apporte nombre davantages et décuple les possibilités d’utilisation. A partir du moment où un nombre suffisant de sites et de connections ont été crées, le phénomène Internet s’est « embrasé » jusqu’à s’étendre sur l’ensemble de la planète et à bousculer nos vies quotidiennes en quelques années à peine, au bénéfice d’une croissance exponentielle. Idem les téléphones portables, le P2P, la prolifération des criquets au Sahel etc…

Des champs morphogéniques à l’anthropologie fondamentale

Les tenants de la notion de champs morphogénique entendent apporter une réponse normale à la question de savoir où se tient la mémoire des êtres vivants et comment elle oriente leurs actions. Avant eux le corps scientifique a pensé que la mémoire était essentiellement matérielle et se trouvait dans le cerveau ou dans l’ADN, ou dans les cellules ou même dans les électrons.

Voici leur réponse.

Historique de la notion de champ morphogénique

Hans Driesch (1867-1941), embryologiste et philosophe, fut l’un des premiers chercheurs à avoir tourné le dos à la vision strictement matérialiste et mécaniste qui prévalait au XIXème siècle. Ses expériences sur les blastomères d’oursin démontraient que l’ensemble de l’embryon est plus que la somme de ses parties.2 Driesch en prélevait des éléments et ceux-ci se régénéraient ; l’ensemble se reconstituait. Il en déduit qu’il était impossible d’analyser ou de comprendre l’embryon d’une manière purement matérialiste.

Mais, c’est en 1922 que l’idée de champs morphogénétiques (abrégés ultérieurement en “morphogéniques“ et même “morphiques “) a été introduite par Alexander Gurwitsch, en Russie, puis en 1925, de manière indépendante, par Paul Weiss, à Vienne. A. N. Whitehead (1861-1947) scientifique et philosophe, affirma qu’il existe une propriété définie de complétude qui permet aux organismes de se développer et qui ne peut être réduite à une analyse des parties. Von Bertallanfy (1901-1972) a procédé en 1933, dans son livre Modern Theories of Developement, à la synthèse de ces différentes approches avec son paradigme organismique3 qui décrit le développement des systèmes ouverts (biologiques) par différence avec les systèmes physiques soumis à la loi d’entropie.

Une génération plus tard, C.H. Waddington (1905-1975) a poussé l’idée des champs morphogéniques un pas plus loin avec son concept de chréode, ou “zone de développement canalisé“, ou “attracteur de développement dans le temps et dans l’espace“.
C’est Rupert SHELDRAKE (né le 28.06.1942), biologiste spécialiste de biochimie etde chimie cellulaire, qui donnera toute son ampleur au concept de champ morphogénique en en faisant le réservoir de la mémoire de l’univers et la source de ce qu’il appelle “la causalité formative“.

Comment s’est forgé le concept de champ morphogénique ?

R. Sheldrake écrit que “la mémoire est inhérente à la nature“. Il considère que “les systèmes naturels, tels que des colonies de termites, des pigeons, des orchidées, des molécules d’insuline héritent d’une mémoire collective renfermant tous les phénomènes concernant leur espèce, aussi distants soient-ils dans l’espace et dans le temps“.

Il donne de nombreux exemples de comportements animaux instinctifs (la façon de se gratter des mammifères et des oiseaux, la capacité des araignées de tisser, dès leur naissance, des toiles caractéristiques de leur espèce, la manière dont les guêpes de boue australiennes construisent leur nid, etc.) dont il dit qu’ils ne peuvent être inscrits dans les gènes. Ce sont les fameux caractères acquis lamarckiens.

Il précise : “Le comportement héréditaire, comme la forme héréditaire, est influencé par les gènes, mais n’est ni “génétique“, ni “génétiquement programmé“.

Pour expliquer ce qui ne relève pas du “génétique“ dans l’explication de la transmission des comportements héréditaires les généticiens parlent d’”effet du milieu“. Mais la définition qu’ils donnent de ce “milieu“ est extrêmement vague puisqu’elle englobe “l’ensemble des informations qui ne sont pas contenues dans les gènes“.

Nous voici en pleine tautologie ! Il convient donc de parler à propos de l’ADN non de “programme génétique“ mais de “patrimoine génétique“.

Et R. Sheldrake écrit que, puisque toutes nos cellules comprennent à peu près le même ADN et se développent malgré tout selon des schémas différents, c’est bien qu’il y a en dehors d’elles une source d’information qui oriente leur action. Cette source d’information c’est le champ morphogénique de l’espèce.

Qu’est-ce qu’un champ morphogénique (ou morphique ) ?

C’est, comme son étymologie l’indique, un champ générateur de forme (morphos en grec). peut-on le définir ?

“Les champs morphiques, comme les champs connus de la physique, sont des régions d’influences non matérielles s’étendant dans l’espace et se prolongeant dans le temps. Quand un système particulier cesse d’exister – lorsqu’un atome est désintégré, qu’un flocon de neige fond, ou qu’un animal meurt – son champ organisateur disparaît du lieu spécifique où existait le système. Mais dans un autre sens, les champs morphiques ne disparaissent pas : ce sont des schèmes d’influence organisateurs potentiels, susceptibles de se manifester à nouveau, en d’autres temps, et d’autres lieux, partout où et à chaque fois que les conditions physiques sont appropriées. Quand c’est le cas, ils renferment une mémoire de leurs existences physiques antérieures“.

Et, plus la population étudiée comporte d’individus plus le champ morphogénique s’enrichit du comportement de tous ses individus.

Mais, de même qu’on ne connaît les champs de gravitation, les champs électriques ou magnétiques que par leurs effets, les champs morphogéniques ne peuvent être décelés que par les actions qu’ils influencent.

Actions influencées par le champ morphique

On peut comparer le champ morphogénique d’une part à un gigantesque réservoir de la mémoire de l’espèce, c’est sa fonction passive, d’autre part à un inducteur d’organisation, c’est sa fonction active ou téléologique. Et cet inducteur d’organisation fonctionne de mieux en mieux grâce à l’apprentissage des membres de l’espèce.

Sheldrake donne l’exemple des mésanges bleues qui, en Angleterre, ont appris à percer les capsules qui ferment les bouteilles de lait déposées par le laitier le matin à domicile : “Une analyse minutieuse des données a montré que la propagation de l’habitude s’est accélérée avec le temps, et que le comportement a été découvert par des mésanges individuelles“.

MC Dougall réalisa en Angleterre des expériences sur les rats pour leur apprendre à choisir entre deux sorties d’une cage, l’une éclairée mais assortie d’une forte décharge électrique et l’autre sombre mais sans choc électrique. La première génération de rats commit 165 erreurs, la trentième n’en commettait plus que 20. La même expérience réalisée à 20 000 km de là, en Australie, montra que les rats australiens avaient bénéficié de l’apprentissage de leurs confrères anglais… Et tout ceci est naturellement transposable à l’homme.

Extrait d’Effervesciences N°48

Le plus doué des perroquets télépathes vit à New-York

Le fameux botaniste britannique, qui lança il y a vingt ans sa théorie des champs morphiques, poursuit vaillamment ses recherches, qui pourraient expliquer de nombreux phénomènes inexplicables, tels que la télépathie, la prémonition ou simplement la constance des formes vivantes. Nous sommes allés le voir à Londres, où il nous a convaincus de la nécessité de promouvoir des sciences plus intuitives et plus populaires.

Nouvelles Clés : Vingt-et-un an après la pulication d’Une nouvelle Science de la vie, où en êtes-vous ? En remettant en question à peu près toutes les disciplines scientifiques, votre théorie a rencontré un véritable mur de résistance, on pouvait s’y attendre. Mais vous avez marqué les esprits et un large public éclairé fait régulièrement allusion à vos idées, qui servent de référence. En publiant en 2000 Ces chiens qui attendent leur maître, vous avez débordé de votre lectorat et gagné un nouveau public, non ?

Rupert Sheldrake : C’était un prolonguement naturel d’un chapitre portant sur l’intuition animale dans mon livre précédent, 7 expériences qui peuvent changer le monde. Ce chapitre a emporté une large adhésion populaire, en particulier en Angleterre.

J’y évoquais déjà cette capacité étonnante qu’ont certains animaux domestiques à deviner à quel moment leurs maîtres prennent la décision de rentrer chez eux, et ceci, même quand ils se trouvent à des centaines de kilomètres et suivent un emploi du temps irrégulier. Je demandais à mes lecteurs de m’informer d’éventuels faits similaires. J’ai reçu un énorme courrier, par la poste et par email.

En réponse à ma demande, des milliers de propriétaires d’animaux ont eu des histoires étonnantes à raconter. Des chats qui décrochent le téléphone, mais uniquement quand c’est leur maîtresse qui appelle. Des chiens qui empêchent leur maître de prendre la route, leur évitant un terrible accident.

Des histoires fascinantes, que les journaux ont repris en lançant des tests (en France les magazines Psychologies et Madame Figaro qui m’ont apporté beaucoup d’informations). Et je me suis ainsi retrouvé avec des informations que je n’avais jamais prévues. Avec l’aide de professionnels, j’ai monté une banque de données.

J’ai désormais quatre mille histoires référencées, venues du monde entier. Progressivement, une véritable histoire naturelle des comportements animaux inexpliqués a émergé. De nouvelles catégories sont apparues… Bref, il y avait à l’évidence matière à un livre en soi, tout-à-fait différent des précédents, en particulier parce que nourri de cette vaste participation populaire. En fait, c’est une nouvelle forme de science populaire, que j’appelais précisément de mes vœux dans les 7 expériences…

Et quand le nouveau livre est paru, mes éditeurs américains, britanniques et allemands ont décidé de le promouvoir très différemment. Il ne s’agissait plus de présenter la théorie de la résonance morphique à un petit public de passionnés des nouvelles idées en science, mais de la diffuser dans le grand public des propriétaires de chiens et de chats. Si bien que ce livre s’est beaucoup plus vendu que les autres : 250 000 aux USA, 80 000 en GB, 150 000 en Allemagne…, et il a été traduit dans au moins douze autres langues – je ne suis pas tenu au courant par mon éditeur français, qui a très mal vendu l’ouvrage, alors que la France est le pays qui compte le plus de propriétaires d’animaux domestiques. Mon agent s’est d’ailleurs mis à la recherche d’un nouvel éditeur.

L’impact public a été important. J’avais sous-estimé l’intérêt que les gens accordent à leurs animaux de compagnie. En Amérique, je suis passé dans les plus grands shows les plus populaires, Good Morning America, 20/20, etc. Mon travail jusque là avait plutôt intéressé des programmes et des magazines alternatifs… Le résultat, c’est que j’ai trouvé davantage d’histoires, davantage de cas de comportements animaux inexpliqués, ce qui a provoqué une véritable accélération du phénomène. Des gens qui n’avaient jamais prêté attention à leur animal de compagnie ont découvert des choses intéressantes et en ont parlé, etc.

N. C. : Comment la communauté scientifique a-t-elle réagi ?

R. S. : Collectivement, elle demeure très conservatrice. Individuellement, beaucoup de chercheurs sont intéressés, notamment ceux qui ont eux-mêmes un chien qui les attend à la porte quand ils rentrent du travail. Même s’ils disent dans leurs labos que ce genre de chose n’existe pas, quand ils rentrent chez eux, ils voient bien que si. Ainsi, le fossé entre ce que les scientifiques peuvent dire en public et ce qu’il peuvent dire en privé s’est élargi.

N. C. : Mais de nouveaux scientifiques, tels qu’un Boris Cyrulnik en France, peuvent très bien changer de point de vue…

R. S. : Certes, mais le problème chez les scientifiques, partout où je vais, c’est qu’ils commencent par me dire combien ils trouvent ces recherches passionnantes et combien leurs étudiants aimeraient s’y joindre, avant d’avouer qu’il leur serait impossible d’obtenir le moindre budget sur de tels sujets. C’est pareil dans le monde entier.

Le financement de la recherche est tenu par une bureaucratie aux vues étroites et nulle part ça ne se passe de façon démocratique. Les bureaucrates se cooptent et écoulent l’argent public dans leurs propres filières. De lui-même, ce système ne se réformera jamais. La décision doit venir du public et des dirigeants politiques. J’ai une proposition à ce sujet, qui a déjà été présentée en Allemagne, dans Die Zeit, et qui le sera bientôt en Grande-Bretagne, dans le New Scientist. Voici : je propose que 1% du financement public de la science soit consacré à des recherches qui intéressent explicitement les contribuables – eux qui payent 100% de ce budget ! 99% du budget continueraient à aller à des recherches qui ne les intéressent pas forcément mais qui alimentent les gros fabriquants de médicaments, les filières paramilitaires de la physique des hautes énergies et l’establishment scientifique habituel. Bref, voilà : je propose que 1% du budget aille à des filières non-conventionnelles et soit géré autrement.

Il y aurait différentes façons de savoir quelles recherches le public aimerait voir financées – par le biais de sondages et de consultations d’associations, de sociétés savantes, d’organisations écologiques, de municipalités, de syndicats, de praticiens alternatifs, toutes sortes d’organisations et de gens susceptibles d’avoir des idées et capables de les défendre en public. Des bourses pourraient être distribuées. Et cela libèrerait toute une imagination chez les scientifiques, qui ne peuvent rien faire sans budget. De nombreux étudiants pourraient retrouver de cette façon un enthousiasme qu’ils ont perdu vis-à-vis de la science, parce qu’elle-ci est trop rigide. De leur côté, les journalistes scientifiques auraient un nouveau type d’informations à véhiculer, des histoires plus populaires à raconter.

Proposée en privé, cette idée a immédiatement soulevé un grand intérêt dans les médias et auprès des politiques, qui ne détestent jamais plaire au public. Je serais heureux de discuter avec vous de la possibilité de lancer cette proposition en France…

N. C. : Nous voudrions vous poser deux sortes de questions : concernant vos dernières recherches et concernant l’intuition…

R. S. : Ce qui se rejoint. Les animaux ont incontestablement de l’intuition. Une grande partie de cette intuition, comme celle des humains, est biologique. Celle des animaux est plus intense…

N. C. : Peut-on dire que l’intuition est une capacité à capter un champ morphogénique ?

R. S. : Les champs morphiques pourraient aider à expliquer la télépathie. Ils éclairent les liens à distance entre les gens et entre les groupes vivants.

L’idée de base est que tout groupe social a un champ, qui inclut tous ses membres : meute de loups, banc de poissons, vol de canards…

Même chose pour une famille d’humains, en incluant éventuellement le chien ou le chat du foyer. Quand l’un des membres s’en va, le champ le suit, s’étendant aussi loin que lui.

La télépathie ne fonctionne jamais aussi bien qu’entre des êtres, humains ou animaux, ayant des liens puissants. Un animal de compagnie connaît chacun des membres de la maison où il vit, mais 70% des chiens ont un lien privilégié avec une personne précise.

La résonance morphique a trait à la mémoire du champ. C’est elle qui donnerait aux êtres l’intuition de ce qu’il convient de faire dans des situations qu’ils n’ont jamais connues eux-mêmes mais que d’autres ont connues avant eux. C’est un peu comme l’instinct.

L’intuition de ce qui va venir est différente. La résonance morphique ne peut s’étendre que vers le passé, pas vers l’avenir. La précognition (connaître à l’avance) ou la prémonition (être mis en garde à l’avance) sont donc beaucoup plus difficilee à expliquer, surtout la première. Qu’est ce vous qui alerte, un jour ou deux avant un accident ?

Quand un animal sent venir un tremblement de terre à l’avance, il se pourrait qu’il ait une prémonition tout simplement sensorielle : d’infimes émanations de gaz, de micro-changements du magnétisme terrestre peuvent survenir avant un séisme et n’être perçus que par certains êtres, certaines espèces.

La précognition est plus mystérieuse et controversée. Personne n’a vraiment de pistes. C’est une question ouverte. Comment expliquer qu’un animal sache à l’avance qu’une bombe va exploser ? Pendant la seconde Guerre Mondiale, en Angleterre et en Allemagne, beaucoup d’animaux alertaient leurs maîtres avant les raids aériens, bien avant que l’on puisse détecter sensoriellement les avions. Or, un chien britannique ne pouvait raisonnablement détecter un avion allemand encore en train de survoler la Hollande et se dirigeant vers Londres – d’autant que les vents viennent généralement de l’ouest. Et pourtant nous avons rassemblé de nombreux témoignages.

Et comment expliquer qu’une personne puisse soudain décider de ne pas prendre un avion, une heure avant que celui-ci ne s’écrase ?

De quelle préconnaissance s’agit-il là ? Ce sont des questions que je pose dans mon prochain livre, qui sera consacré aux aptitudes humaines inexpliquées, et particulièrement à toutes les prémonitions qui ont eu trait au désastre du World Trade Center.

N. C. : Ah bon ?

R. S. : Dans les jours qui ont suivi l’attentat, j’ai fait mettre des affiches à Manhattan, dans l’Union Square, et des annonces dans le Village Voice, demandant à quiconque aurait eu des prémonitions sur ce qui allait se passer de me le faire savoir par e-mail. J’ai reçu des dizaines de réponses. Certaines font état de rêves stupéfiants, faits dans les jours qui ont précédé le 11 septembre. Bien sûr, il s’agit d’un matériau difficile à utiliser et à quantifier, qu’il faudrait comparer à des données statistiques ordinaires, que nous ne possédons pas. Combien de cauchemars font les gens en temps normal ? Et combien de passagers de l’air décident brusquement de ne pas monter dans un avion… auquel il n’arrive finalement rien ? On ne sait pas. Je suis en rapport avec les compagnies aériennes américaines, pour essayer d’accéder à des statistiques qui sont soit confidentielles, soit inexistantes. Si je les obtiens, il serait intéressant de vérifier si, lee 10 et 11 septembre 2001, un nombre significativement plus grand de passagers se sont désistés de leurs vols.

Dans les années 1950, quelqu’un avait procédé à une étude de ce type, concernant les deux plus terribles accidents ferroviaires de la période. Il découvrit que dans les deux cas, en comparant avec les jours précédents, d’avantage de gens avaient renoncé à leur voyage au dernier moment. L’un des dirigeants d’American Airlines s’intéresse à ma recherche et serait prêt à m’aider. Malheureusement toutes les données du 11 septembre sont entre les mains du FBI – les compagnies elles-mêmes n’y ont pas accès. Mais ne relâche pas mon effort.

N. C. : Vous me disiez que vous veniez d’achever un nouveau livre… ?

R. S. : Oui, concernant aussi bien les humains que les animaux. J’ai été particulièrement intéressé par les perroquets télépathes. Ils sont plus impressionnants que les chiens et les chats, car si ces derniers peuvent nous montrer ce qu’ils ressentent par leur comportement, les perroquets télépathes, eux, le font avec des mots ! C’est stupéfiant. Le plus doué des perroquets parleurs et télépathes que je connais vit à New York.

Il appartient à une artiste, Aimée Morgana, qui avait été impressionnée par les travaux d’Irene Paperbag – une scientifique américaine qui a étudié le langage des perroquets en Afrique et a prouvé que ces oiseaux comprennent le sens des mots qu’ils utilisent. Elle travaille maintenant au M.I.T. et a publié un livre énorme où elle montre que les perroquets sont capables de former des concepts, etc.

C’est nouveau et important. Jusque-là, la plupart des recherches sur l’intelligence animale étaient axées sur le travail avec les chimpanzés et les gorilles, et partaient de l’a priori que les formes d’intelligence supérieure nécessitent un gros cerveau. Aucun chercheur ne pensait que les perroquets pouvaient être vraiment intelligents. Or, ils le sont et leur cerveau est petit…

Bref, partant de ces données, Aimée Morgana a entrainé son perroquet. Quand j’ai fait sa connaissance, en 2000, celui-ci avait un vocabulaire d’environ huit cents mots (c’est sans doute le record du monde) ! Ayant lu mon livre sur les animaux, elle m’a envoyé un mail, où elle expliquait qu’au fil du temps, elle s’était rendu compte que son perroquet était capable de capter ses pensées. Par exemple, si elle lit un magazine, il lui arrive de commenter ce qu’elle regarde – alors qu’il est loin d’elle, dans une autre pièce, il peut dire : “Oh, la belle voiture !” pile au moment où elle en regarde une. Ou bien il lui dit : “Téléphone à Bob !”, à l’instant même où elle avait la même pensée.

Et plusieurs fois, le perroquet l’a réveillée en commentant la scène qu’elle était en train de rêver. Une fois, par exemple, elle était en train de rêver qu’elle allait enregistrer quelqu’un sur un magnétophone et s’apprêtait à appuyer sur le bouton, quand elle a été réveillée par le perroquet en train de crier : “Presse le bouton !”

N. C. : Beaucoup de psychiatres qui ont travaillé avec des psychotiques (dont les mécanismes de refoulement sont peut-être en panne) disent que ceux-ci peuvent lire dans leurs pensées. Que cela se passe avec des animaux laisse supposer un phénomène bien plus large. Mais, dans le cas que vous venez de citer, ne pourrait-on penser que c’est plutôt le cri du perroquet qui a provoqué le rêve de sa maîtresse ?

R. S. : Possible, bien sûr ! Mais les exemples du même genre convergent de manière impressionnante vers l’hypothèse d’une véritable télépathie. Je suis donc allé voir cette femme à Manhattan. Nous avons fait des tests. Par exemple, avons regardé des images et tandis que nous hésitions encore pour savoir sur laquelle nous allions nous concentrer, au moment où Aimée regardait celle d’une petite fille, de l’étage supérieur nous est parvenu la voix du perroquet : “That’s a girl !” J’étais sidéré.

Nous avons donc conçu un protocole expérimental. Nous avons choisi cent cinquante photos de sujets dont le perroquet possède le vocabulaire, qui ont été enfermées dans des enveloppes scellées par une tierce personne, ignorant tout du sujet. Puis ces enveloppes, rangées de façon aléatoire, ont été confiées à Aimée, que l’on a enfermée dans une pièce et filmée par une caméra, tandis que le perroquet était enfermé dans une autre pièce, à un autre étage et filmé lui aussi. L’expérience consistait à ouvrir les enveloppes dans l’ordre aléatoire puis à les ouvrir l’une après l’autre en restant concentré pendant deux minutes sur chacune.

Le résultat fut frappant, j’en publierai les résultats dans une revue scientifique avant d’en parler davantage, mais, devant des témoins objectifs, le perroquet a prononcé les mots correspondants à ce que sa maîtresse regardait un nombre considérable de fois – beaucoup plus souvent que si cela s’était produit par hasard. D’après ce test, ce perroquet est réellement télépathe. Bien sûr, il s’agit là d’un perroquet exceptionnel, entraîné par une personne qui lui est entièrement dévouée. Il chante aussi, en particulier les derniers tubes à la mode ! Nous montrerons la vidéo au public après la publication officielle…

N. C. : L’impression d’être regardé est l’un des tests que vous proposiez dans 7 expériences qui peuvent changer le monde…

R. S. : C’est celle de nos expériences qui a le mieux fonctionné du point de vue scientifique.

Le prochain livre en parlera. Ce livre comprendra trois grandes parties : 1°) la télépathie humaine ; 2°) l’impression d’être regardé ; 3°) prémonition, précognition et préssentiment. Dans les trois cas, on peut dire que l’intuition est en jeu. J’ai déjà fait allusion au préssentiment dans le livre sur les animaux, avec cette expérience sur l’ordinateur qui projette des images dans un ordre aléatoire en direction d’un observateur dont on mesure précisément l’activité émotionnelle. Il apparaît que l’épiderme du sujet “préssent” les images émouvantes deux à trois secondes avant leur projection. Je me suis moi-même soumis à cette expérience, c’est étonnant. Et il n’y a encore aucune explication.

Mais le plus étonnant, que je n’ai pas testé personnellement, concerne sûrement la précognition, où l’on a assisté à l’une des plus remarquables percées récentes de la parapsychologie. À la base, il y a une expérience que beaucoup de gens (60% de ceux que j’ai interrogés) a déjà connue : celle de se réveiller un très court instant avant son réveil-matin, même quand celui-ci a été réglé sur une heure inhabituelle. L’explication officielle dit que nous aurions en nous une “horloge biologique”, mais la plupart des gens n’ont par ailleurs qu’une idée très approximative de l’heure qu’il est et de toute façon nous ne possédons aucune piste pouvant conduire à cette horloge.

D’autre part, le fait même de se lever à une heure physiquement aussi précise, et souvent en pleine nuit, est un fait radicalement nouveau dans l’histoire de l’humanité. Nos ancêtres avaient tendance à se coucher et à se lever avec le soleil. Les comportements d’Homo industrialis sont totalement non-naturelles. Ils n’ont aucun précédent. Et pourtant, l’aptitude à se réveiller à la minute près est universelle.

Mon hypothèse est qu’il s’agit d’une précognition de la sonnerie du réveil. Ce serait pour éviter cette sonnerie que nous nous réveillerions. Biologiquement, ce serait plausible. Un animal endormi pourrait anticiper un désastre – ou un mini-désastre telle une sonnerie – et se réveiller. Pour tester cette hypothèse, il nous faut placer à côté de personnes endormies des réveils remontés .à des heures aléatoires (avec le réveil téléphonique, c’est encore plus simple).

N. C. : Cette précognition aurait donc une base explicable ?

R. S. : À vrai dire non, pour le moment elle reste un vrai mystère. Nous ne pouvons pas la mettre en rapport avec la résonance morphique, mais peut-être avec la théorie plus générale que je propose dans mon prochain livre et qui est l’idée de l’esprit étendu (extended mind) : notre esprit s’étend au-delà de notre cerveau, tout comme les ondes téléphoniques dépassent nos téléphones.

Le cerveau et le corps ne sont qu’une partie du système. Le problème de la science actuelle est qu’elle suppose que l’esprit est limité au cerveau. Cela n’est pas prouvé, juste l’idéologie matérialiste en a fait, non une hypothèse, mais un dogme. C’est une impasse qui inhibe la recherche et la trouble. C’est aussi un énorme gaspillage de milliards de dollars chaque année, à la recherche d’impossibles solutions. C’est la raison pour laquelle la psychologie académique a si peu progressé.

Je pense, quant à moi, que notre esprit est étendu dans l’espace, et aussi dans le temps. Nos intentions s’étendent vers le futur. Par exemple, votre intention de rentrer demain à Paris met en œuvre tout un plan qui s’étend dans l’espace et dans le temps, avec des sortes de pseudopodes mentaux.

N. C. : Cela fait penser aux recherches de l’Institut des Sciences Noétiques, en Californie…

R. S. : Oui, j’en d’ailleurs fait partie… Ces extensions existent, même si nous ne les comprenons pas. Le problème des précognitions, c’est qu’elles ne peuvent être reconnues comme telles qu’après coup. Jusque-là, ce sont des probabilités. Beaucoup de prémonitions supposées s’avèrent fallacieuses. Il m’est arrivé d’être persuadé que le vol où je venais de m’embarquer allait s’écraser – au point de prévoir ce qu’allaient devenir mes enfants, bientôt orphelins de père. Voilà les difficultés.

Par contre, l’expérience de “se sentir observé” a fait l’objet de centaines et de centaines de tests qui ont été vraiment positifs…

Théorie des champs morphiques

Théorie selon laquelle toutes les formes, minérales ou biologiques, comportementales ou psychiques, obéiraient à des “champs” inconnus de la science actuelle. De nature non énergétique, ces champs constitueraient une mémoire des formes, régie par des lois de résonance dont la plus frappante est que plus la matérialisation d’une forme se répète, plus son champ se renforce, par delà l’espace-temps.

Plus un produit se cristallise souvent, plus la forme de son cristal est stable ; plus les gens font du vélo, plus l’apprentissage du vélo est facile ; et une société qui inventerait une attitude radicalement nouvelle influencerait toute l’humanité, même si elle était isolée sur une île inconnue.
(source)

Rupert Sheldrake

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Résonance Morphique

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