La Loi de l’Attraction

La loi de l'attraction est une loi impersonnelle et universelle qui s'applique de la même manière que la loi de gravité, sans aucun jugement de valeur ni distinction entre le bien ou le mal.
 
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 La Mâyâ — ou les illusions de la vie

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Esprit
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Message Sujet: La Mâyâ — ou les illusions de la vie    Mer 29 Avr - 3:11


La Mâyâ

ou
les illusions de la vie



Textes synthétisés des écrits hindous, de Sri Aurobindo,et de Frithjof Schuon

Ce mot étymologiquement Hindou, ne peut être compris qu’après avoir approfondi :

1. Plusieurs courants religieux, Hindous : les Vedas, le Tantrisme, le Shivaisme.

2. Et aussi après avoir étudié les auteurs qui l’ont expliqué de diverses façons dans leurs écrits

Nous avons adopté les explications données par les deux grands philosophes : Shri Aurobindo et Frithjof Shuon.

Le Tantrisme :

La Mâyâ est le plus souvent considérée moins comme l’origine de toute erreur « La Grande Illusion » que comme la source de l’infinie diversité cosmique née de la surabondance divine.(Encyclopédie Universalis)

Le Shivaisme :

La Mâyâ est la matière première du monde dans le domaine impur exclusivement (Encyclopédie Universalis)

Le Vedisme :

Mâyâ (pouvoir magique, pouvoir d’illusion, Illusion cosmique). Art de projeter des formes. C’est un jeu magique d’apparences. La Mâyâ est un pouvoir maléfique propre aux forces démoniaques. Elle est désorganisatrice en ce sens qu’elle donne à voir pour un même être des identités multiples. Ainsi se justifie l’étymologie par la racine « May = changer - échanger.( Dictionnaire des notions philosophiques).

Le Vedanta :

Dans le Vedanta et le Samlshya Yoga, la notion de Mâyâ ne se distingue pas vraisemblablement de celle de Avidyâ ou nescience (ignorance) dont elle peut passer pour un simple synonyme. Elle est créatrice des mondes des apparences, elle est aussi ce qui limite et délimite. Mâyâ a pris par la suite le sens d’illusion, le monde étant par lui-même illusoire par rapport à la seule réalité Brahmane. Dictionnaire des notions et le Yoga de la Baghavat Gita.

Le Veda nous fait connaître une autre Mâyâ qui est la puissance fondatrice et même créatrice des dieux : ( formes ou représentative de l’Unique). Par leur Mâyâ, les dieux réalisent certaines structures efficientes « L. Renou l’Inde fondamentale qui mettent en forme le cosmos et lui donnent ses rythmes ». Dictionnaire des notions philosophiques.

Mâyâ : Terme du Vedanta dont la traduction simple est illusion, caractère illusoire ou pouvoir d’illusion. Se dit de la force créée par le monde des apparences qui oblitère la pure réalité et fait voir les choses pour ce qu’elles ne sont pas. Mâyâ est à la fois moteur et conséquences de l’ignorance ou inconnaissance (Avidyâ). Mâyâ est donc Pouvoir (Shakti). C’est le pouvoir de Mâyâ qui crée les formes phénoménales, mais en soi, les phénomènes n’ont pas d’existence propre.

On peut dire qu’ils sont illusoires, mais il est plus exact de dire qu’ils n’existent que sur le plan relatif.

Il n’y a du point de vue de l’Absolu, qu’une seule Réalité inconnaissable, elle est non-manifestée sans qualificatifs, sous-jacente à tout ce qui semble Etre. La Manifestation est conditionnée, tous les phénomènes y sont interdépendants et leur réalité n’est qu’apparente. Encyclopédie Philosophique

_________________

YOGA DE LA BAGHAVAT GITA

Le monde n’est pas réel. Il n’est pas non plus illusoire ou trompeur. Il est seulement imparfait ou relatif. Il doit exister une réalité qui lui soit sous-jacente. Même si nous le considérons comme imaginaire, il doit y avoir un Substratum (support) à cette imaginât.

Ce Substratum c’est Brahman, la Réalité transcendante. Cette Réalité existe en soi, au-delà du temps, immuable. Le monde n’est que phénoménal et temporel.

La réalité éternelle se manifeste vis-à-vis du monde sous la forme du Moi, âtman, et du seigneur Ishvara : ( Le Seigneur, Dieu en tant que Seigneur de la nature, couple Ishvara - Mâyâ dans le Vedanta). Par sa Mâyâ, son pouvoir de création phénoménal, construit le monde en tant que phénomène temporel. C’est par l’artifice de Mâyâ que la réalité, inconditionnée et dénuée de relations, revêt l’apparence du monde des relations phénoménales. Mâyâ est ce qui limite et délimite. Le fini est l’infini qui nous est partiellement voilé. Lorsque le voile de l’ignorance est écarté, l’âme recouvre l’état de connaissance : « tout est Brahman, rien n’existe que Brahman ».

L’homme répond à la bataille de la vie de la manière la plus conforme à la qualité dominante de sa nature selon la philosophie Samkhienne, accepte sur ce point par la Gita, il y a 3 qualités essentielles ( Guna) de la nature humaine : Ce sont : Sattva, le mode de l’équilibre, de la connaissance et de la satisfaction. Rajas, le mode de la passion de l’action et de l’émotion qui lutte.Tamas, le mode de l’ignorance et de l’inertie.

Cette nature inférieure des 3 Gunas qui crée une vue si fausse des choses et leur confère un caractère inférieur. est une Mâyâ, une puissance d’illusion qui égare notre connaissance, crée de fausses valeurs, nous enveloppe dans l’ego, le mental, les sens, l’être physique, l’intelligence limitée et nous y cache la vérité suprême de notre existence. Cette Mâyâ trompeuse nous masque le Divin que nous sommes, l’esprit infini et impérissable.

Si nous pouvions voir que le Divin est la vérité réelle de notre existence, tout le reste aussi changerait à notre vision, revêtirait son caractère vrai. Notre vie et notre action acquerraient les valeurs divines et se mouvraient suivant la loi de la nature divine. Cette « Mâyâ » est elle-même divine. Elle est un développement de nature du Divin, mais du Divin, sous ses aspects divisés et subjectifs, ses aspects cosmiques inférieurs. Satt. Rajasique et tamasiques. C’est un voile cosmique que la Divinité a tissé autour de notre entendement.

Comment donc s’en débarrasser ?

Toute action naturelle, présentement enveloppée dans une activité voilée et contraire, contient pourtant le principe de sa propre évolution vers la liberté et la perfection. Le Divin réside dans le cœur de chaque homme, le Divin qui est le Seigneur de l’action mystérieuse de la nature. Et, bien que cet Esprit de l’Univers, cet Un qui est tout, semble nous faire tourner sur la roue du monde par la force de sa Mâyâ, comme si nous étions montés sur une machine et nous façonne en notre ignorance comme le potier façonne un pot, le tisserand une étoffe etc… Et c’est selon l’idée réelle, la vérité de notre être, selon ce qui grandit en nous et trouve toujours des formes nouvelles, c’est en accord avec cette vérité intime de l’âme que cet Esprit qui est en nous, nous façonne progressivement selon son omnipotente sagesse.

_________________

LA VIE DIVINE

Dans la « Vie Divine » Vol 1er Sri Aurobindo définit ainsi le sens de Mâyâ :

Mâyâ : est une conséquence qui inclut et contient, capable d’embrasser, de mesurer, de limiter et par conséquent de donner forme. C’est ce qui dessine, délimite et modèle des formes dans le sans-forme « Psychologise » et semble rendre mesurable le sans - limites. Plus tard le mot en vint à s’éloigner de son sens originel de connaissance, d’habileté, d’intelligence, pour prendre un sens péjoratif de ruse, de fraude d’illusion….

Cependant le monde est Mâyâ parce qu’il n’est pas la vérité essentielle de l’existence infinie, mais seulement une création de l’être conscient de soi, une création dans la Vérité éternelle et tirée de la vérité éternelle de cet Etre en soi. Le contenant du monde, son origine, et sa substance sont l’existence essentielle réelle ; ses formes sont formations mutables de cela pour sa propre perception consciente, déterminée par Sa propre force consciente créatrice.

Donc, voyant que l’essence et la substance de L’existence ne sont pas un mensonge et que toutes les erreurs et les déformations de notre conscience divisée représentent une Vérité de l’Invisible Existence Consciente, nous pouvons dire seulement que le monde n’est pas la vérité essentielle de cela mais la vérité phénoménale de sa libre multiplicité de sa mutabilité superficielle infinie, et non pas la vérité de son immuable et fondamentale unité. Ce pouvoir c’est Mâyâ, c’est par Mâyâ que la vérité statique de l’être essentiel devient la vérité, or donnée de l’être actif ou pour employer un langage plus métaphysique, c’est par Mâyâ que hors de l’Etre Suprême en qui tout est tout sans barrières de conscience séparatrices, émerge l’être phénoménal en qui tout est en chacun et chacun en tout.

Ce jeu de tout en chacun et chacun en tout nous est caché par le jeu mental ou l’illusion de Mâyâ qui persuade chacun qu’il est en tout mais que tout n’est pas en lui ( donc il se sent séparé) qu’il est comme un être séparé et non comme un être toujours inséparablement un avec le reste de l’existence.

D’où Provient tout ce désordre ?? L’Homme fait face à 3 principales difficultés qui proviennent d’un équilibre imparfait de la conscience et de la force. En premier lieu, l’homme n’est conscient que d’une partie de son propre être ; sa mentalité de surface, sa vie de surface, son être physique de surface sont tout ce qu’il connaît et il n’en connaît même pas la totalité ; Au- dessous sont le jaillissement occulte de son mental subconscient et de son mental subliminal, son être corporel subconscient, ses impulsions vitales subconscientes et subliminales, toute cette vaste partie de lui-même qu’il ne connaît pas et ne peut gouverner, qui bien plutôt le connaît et le gouverne.

Car existence et conscience et force étant une, nous ne pouvons avoir de puissance réelle que sur la partie de notre existence à quoi nous sommes identifiés par notre conscience de nous-même. Le reste doit être gouverné par sa propre conscience qui est subliminal à notre mental, à notre vie et à notre corps de surface. Et cependant, tous deux étant un mouvement unique et non pas deux mouvements séparés, la plus grande et la plus puissante partie de nous-même doit nécessairement gouverner et déterminer dans l’ensemble la moins grande et la moins puissante.

C’est pourquoi nous sommes gouvernés même en notre existence consciente par le subconscient et le subliminal et même en notre maîtrise et notre direction de nous-même, nous ne sommes que des instruments de ce qui nous semble l’inconscience en nous.

C’est ce que l’antique sagesse entendait quand elle disait que l’homme s’imagine, être l’auteur de ses actes de par sa libre volonté, mais qu’en réalité la Nature détermine tous ses actes, et que les sages eux-mêmes sont contraints de suivre leur Propre Nature.

Mais puisque la Nature est la force de conscience créatrice de l’Etre en nous que masquent son propre mouvement inverse et son apparente de négation de lui-même, ils ont appelé ce mouvement Créateur Inverse de sa conscience : La MAYA ou puissance d’illusion du Seigneur. Et ils ont dit que le Seigneur qui se tient au cœur de toutes les existences le fait tourner comme sur une roue par le moyen de sa MÂYÂ. Il est donc évident que l’homme ne peut devenir maître de son être propre qu’en dépassant assez le mental pour devenir en conscience de soi, un avec le Seigneur.

Et puisque cela n’est possible dans l’Inconscient, ni dans le subconscient lui-même puisqu’il ne sert de rien de plonger dans ces profondeurs pour retourner vers l’inconscience, ce ne peut être qu’en pénétrant vers l’intérieur, là où se tient le Seigneur et en nous élevant jusqu’en ce qui est encore pour nous supraconscience. Le supramental que peut être établie entièrement cette Unité.

Car là, en cette MÂYÂ Supérieure Divine, est la connaissance consciente, en sa Loi et sa Vérité, de cela même qui agit dans le subconscient par la MÂYÂ Inférieure sous les conditions de la négation, qui cherche à devenir Affirmation.

Car cette nature inférieure élabore ce qui est voulu et connu en cette Nature Supérieure. La puissance d’Illusion de la connaissance divine dans le monde, créatrice d’apparences est gouvernée par la puissance de Vérité de la même connaissance, qui connaît la vérité derrière les apparences, et tient prête pour nous l’affirmation vers laquelle tendent ces apparences.

L’Homme, ici apparent et partiel trouvera là, L’Homme parfait et réel, capable d’une existence entièrement consciente de soi par sa pleine unité avec cet Existant en soi qui est le Seigneur Omniscient de sa propre évolution, de sa propre marche cosmiques.

La 2ème difficulté est que l’homme est séparé de l’Universel en son mental, sa Vie, son Corps, aussi de même qu’il ne se connaît pas lui-même est -il également et plus encore incapable de connaître les autres créatures.

La 3ème difficulté est la division dans l’existence en évolution, entre la force et la conscience, il y a d’abord la division qui a été créée par l’évolution elle-même en ses 3 formations successives de matière, de vie, et de mental.

Il est donc urgent et inévitable de se dégager de toute erreur de division en nous pour entrer dans la vérité de MÂYÂ où le chacun est le tout coexistent dans l’inséparable Unité de la vérité unique et du symbole multiple. Le Mayin (l’âme suprême usant de la MÂYÂ) duquel sont sortis les mètres, les sacrifices, les oblations, les œuvres pieuses, le passé, l’avenir et ce que révèlent les Vedas, a émis cet Univers dans lequel un autre est enveloppé par la MÂYÂ.

Le Dieu Unique est le maître du périssable et l’Atman. En dirigeant sa pensée vers lui, en s’unissant (intellectuellement) à lui, en le conservant sous son essence réelle (Comme identique à lui-même) à diverses reprises, on obtient enfin la cessation de toute la MÂYÂ.

Il est évident que Frithjof Shuon s’exprime dans le même esprit des Hindous, puisqu’il reçut une formation solide qui dura plusieurs années en Indes.

Comment, dit-il, la divine substance s’est- elle manifestée au monde ???

Parler de la Divine Substance c’est nécessairement parler de son prolongement ontologique, puisque nous, qui parlons, relevons de ce prolongement à savoir l’Existence, la relativité manifestée, la MÂYÂ Cosmique.

La substance absolue se prolonge, en se relativisant, sous les aspects de Rayonnement et de Réverbération ; c’est-à-dire qu’elle s’accompagne à un moindre degré de réalité de deux émanations l’une dynamique continue et rayonnante, et l’autre statique discontinue et formative. S’il n’y avait pas, hormis la substance, le Rayonnement et la Réverbération qui la prolongent en la relativisant, le monde ne serait pas. Mais cette projection de Dieu - si l’on peut dire, exige un élément qui la rende possible c’est-à-dire qui permette d’expliquer que la substance ne demeure pas exclusivement. « Un Trésor Caché ». Cet élément diversifiant extériorisant ou relativisant n’est autre que MÂYÂ : Nous pourrions en préciser la nature à l’aide de termes très divers tels que : Relativité, contingence, séparative, objectivation, distinctive, extériorisation même le terme de révélation pourrait s’appliquer ici en un sens tout à fait fondamental et général.

La divine MÂYÂ qui est à la fois métacosmique et cosmique comporte essentiellement les puissances ou fonctions suivantes :

D’abord la fonction de séparation ou de dédoublement à commencer par la scission en sujet et objet dont le but est la production d’un plan de manifestation pour les 2 fonctions consécutives, le Rayonnement et la Réverbération, auxquels correspondent le mouvement et la forme.

De même qu’en Dieu, la Relativité constitue, en dehors de la substance absolue un plan d’actualisation du Rayonnement et de Réverbération en tant que principes, de même elle projettera hors de cet ordre divin, en se projetant elle-même, un autre plan, éminemment plus relatif, à savoir le cosmos Total.

Dans le monde matériel, MÂYÂ sera le plan espace-temps, la substance sera l’éther. La Réverbération ou l’image sera la matière, le Rayonnement sera l’énergie.

Le mal, donc, provient de l’éloignement qui sépare le monde formel du principe informel c’est-à-dire que la forme comporte par sa nature même le danger de séparation et d’opposition par rapport au principe ou à la substance.

Quand ce danger s’actualise, l’élément Rayonnement devenu illusoirement autonome, éloigne de Dieu, et l’élément image, se divinise lui-même devient idole.

La forme n’est pas autre chose que l’individuation ; or l’individu tend à chercher sa fin en lui-même et non dans son Soi. La MÂYÂ formelle exerce une magie coagulante séparative et individualisante, la cause en est, qu’elle est trop éloignée du Principe. Etre pleinement homme c’est se libérer par le discernement entre l’accident et la Substance, ce discernement victorieux qui précisément est la vocation même de l’être humain. La Mâyâ terrestre, se libère elle-même par l’homme.

La Substance n’est pas seulement la suprême Réalité mais aussi le suprême Bien or « Le bien tend essentiellement à se communiquer » C’est ainsi que MÂYÂ est non seulement « Illusion » mais aussi concomitance nécessaire de la Bonté inhérente au Réel absolu, en d’autres termes, si la substance est bonne, elle doit projeter MÂYÂ, et si Dieu est bon, il doit créer le monde.

Il résulte de cette causalité que MÂYÂ est bonne, si elle n’était pas bonne, elle n’aurait aucune place en Dieu et ne pourrait procéder de lui. Et si MÂYÂ est bonne, c’est que, d’une manière mystérieuse mais non insaisissable, elle « n’est autre que Dieu ».

MÂYÂ est le souffle d’Atmâ : « Atmâ respire par MÂYÂ ».

Cette respiration est extrinsèque, à la manière de la respiration terrestre où le rapport se fait entre l’intérieur, le corps vivant et l’extérieur, l’air ambiant.

L’Univers procède de Dieu et retourne à lui : Ce sont les cycles cosmiques, propres au microcosme aussi bien qu’au macrocosme. MÂYÂ est l’air que respire Atmâ, et cet air est une qualité de sa propre infinitude.

« Du non-être, conduis-moi dans l’être ».

« De l’Obscurité, conduis-moi dans la lumière ».

« De la mort, conduis-moi dans l’immortalité ». UPANISHAD

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Conclusion  :

Pour nous remettre les idées en ordre, rappelons que tant que l’homme vit dans la Maya inférieure, il est anesthésié, et est soumis à l’agitation de ses sens, il est incapable de discerner la vérité de l’illusion, il vit constamment dans l’erreur, le trouble.

Il verra la multiplicité et non l’unité. Il sera l’esclave de son égo et s’identifiera à lui. Il sera pris dans le cycle de la naissance et de la mort. Sa relation avec Dieu sera superficielle. Cependant Mâyâ est aussi la puissance de manifestation de Brahman, « Le moyen de salut qu’il offre à l’âme humaine ».

Mâyâ est donc à la fois celle qui révèle Dieu et ce contre quoi l’homme doit lutter pour obtenir sa libération.
(source)

_________________

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Message Sujet: La Mâyâ ( 2)   Mer 29 Avr - 3:49


La Mâyâ (2)



Tant que vous voyez le multiple, vous êtes victimes d’un mirage.(...)

Idées relevées

DANS JNÂNÂ-YOGA (VIVEKENANDA)

Toutes les jouissances des sens, toutes les jouissances intellectuelles, toutes les jouissances dont l’esprit humain est capable, elles ne sont rien, elles sont à l’intérieur de Mâyâ, à l’intérieur de ce filet d’où nous ne pouvons nous échapper.

Nous pouvons y courir pendant un temps infini et ne jamais arriver au bout, et toutes les fois que nous nous débattons pour obtenir un peu de joie, une masse de tristesse s’abat sur nous. Que tout cela est effroyable. C’est la théorie de Mâyâ qui donne la meilleure explication .

« Sache que la nature est Mâyâ et que celui qui gouverne cette Mâyâ est le Seigneur lui-même ».

La Mâyâ est une sorte de brume qui est venue s’interposer entre nous et la Vérité.

Mâyâ c’est une simple constatation de faits : Ce que nous sommes, et ce que nous voyons autour de nous (p.45). La vie est une lutte dans le champ de bataille qu’est Mâyâ. Lutte pour percer les mystères de l’univers qui sont cachés par les murs du temps et de l’espace - cause et effet. Toute la lutte consiste à se débarrasser de cet attachement au temps, à l’espace et à la causalité qui sont toujours des obstacles sur notre route..

L’Unité unique est devenue multiple en se déversant sur Mâyâ .
- comment se fait-il que ce Principe Unique devienne multiple ? La meilleure réponse que l’Inde ait fournie, est la théorie de Mâyâ qui dit qu’en réalité il n’est pas devenu multiple, qu’en réalité il n’a rien perdu de sa nature réelle P.183. La théorie de Mâyâ veut dire qu’ici Mâyâ désigne quelque chose comme la magie.

Pour la liberté, l’immortalité, la félicité, il est nécessaire que l’âme échappe à la loi de causalité, qu’elle soit au-delà de cette Mâyâ. L’âme n’a pas de cause, elle est immortelle et libre, rien d’extérieur à elle ne peut agir sur elle . le corps subit la loi de causalité et meurt.
Tant que vous voyez le multiple, vous êtes victimes d’un mirage. L’illusion ne peut provenir que d’une illusion, il n’y en aura plus dés que la Vérité apparaîtra. L’illusion repose toujours sur l’illusion, elle n’a jamais reposé sur Dieu sur la Vérité, sur l’Atman. Vous n’êtes jamais dans l’illusion, c’est elle qui est en vous, devant vous.

Mâyâ = ignorance

Le nom et la forme sont le produit de Mâyâ exemple de la vague .

Le monde dans lequel nous vivons est un monde relatif, une ombre de la réalité.

_________________

Idées puisées dans JNÂNÂ - YOGA

MÂYÂ :
Définition : C’est une force trompeuse qui engloutit l’être humain dans un tourbillon ou un sable mouvant duquel il a de la peine à s’en sortir. Cette force le pousse aveuglément dans l’océan de la vie.

Nature de Mâyâ : La Mâyâ est un aimant puissant dont la force éloigne du centre qui est le Moi Réel. Cette force est à l’intérieur de l’homme extérieur :

- C’est la force de ses sens.

- C’est la force exercée par ses centres inférieurs.

- C’est la force de sa Personnalité qui veut s’affirmer.

- C’est la force de son moi apparent.

Exemples : Le nom, la forme, le temps, l’espace, la causalité sont Mâyâ. La peur, la crainte sont engendrées par Mâyâ. Ne pas sentir une paix intérieure, c’est être sous l’emprise de Mâyâ.

Il y a une autre force plus puissante qui attire l’homme : c’est la force aimantée du Moi réel. La liberté de l’homme déterminera son choix, par quel aimant se laissera-t-il aimanter. Choisira -t-il le monde de l’illusion ou son paradis intérieur ? Donc, à lui de choisir d’être Roi ou esclave. Le moi apparent l’entraînera à la mort. Le Moi réel vers la Vérité, la Liberté, la Vie. « Et la Vérité affranchit ».

Comment Mâyâ exerce-t-elle son emprise :

L’homme se cramponne à la vie pourtant il sait qu’il va mourir.

L’homme oublie sa fin tragique et croit que la mort est pour les autres et non pour lui.

Malgré les souffrances qu’endurent les mères, elles sont quand même esclaves de leurs enfants.

L’homme fait ce qu’il hait.

L’homme est aveuglé par l’argent, l’ambition, le sexe.

Mâyâ embellit momentanément la vie, et l’homme se trouve noyé dans un piège .

L’homme va dans la vie, aveuglé par les lumières scintillantes d’un bazar qui expose une fausse marchandise.

Mâyâ a la baguette magique d’une fée.

L’homme se sent malheureux cependant, il entend une voix, qui le rassure que le lendemain sera meilleur.

L’homme ne voit que le mal dans son prochain.

L’insatisfaction des désirs.

Il y a un Bien Unique et Mal Unique, le Bien c’est l’identification avec son Moi réel.

Le Mal c’est de s’en éloigner.
(source)

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